Illustrateur / Illustrator
Biographie / Biography
La tendresse.
Une oasis dans la cacophonie cynique ambiante.
Il a posé son sac à Nîmes, une ville sublime, capitale du Gard, en plein pays parpaillot.
Et là, dans un bistrot de style, à la mode du midi, à l'ombre, en face des arènes, attablé, il gratte du papier avec son stylo à bille noir.
Quelques heures par jour, tous les jours.
Il croque les habitués du troquet, les passants à pied ou en voitures, tous les petits évènements du quotidien qui passent à porté de son “Bic”.
On suppose qu'il se déplace aussi, vers les jardins de la fontaine.
Des croquis semblent l'attester.
Mais, peut-être que c'est une divagation de notre imagination.
Plus probablement, il doit, de mémoire, recréer les lieux qu'il fréquente occasionnellement.
Aucune différence dans le graphisme.
Toujours paisible.
Malgré un fouillis invraisemblable de traits.
De hachures.
Pour ombrer, recréer une texture, feuillage, écorce d'arbre, pierre calcaire des arènes, marbre des tables de bistrot, macadam…
Un dessin de la gare de Nîmes, un vieil homme, semble-t-il, sur le banc d'un quai.
Voûté.
Un béret vissé sur la tête.
Il attend.
Un train ?
Un voyageur ?
Il rêve ?
Il est triste, gai ?
Le travail de l'ombre et de la lumière t'emmène en balade sur la trace d'une vie anonyme.
D'un p' tit vieux qui fouille dans ses souvenirs.
Sur le quai d'une gare, la nuit.
La magie du dessin.
Que la main de cet artiste nous fait retrouver, enchantement de l'enfance.
Des dizaines, peut-être des centaines de carnets de croquis, recueils de nos va-et-vient fugitifs.
Au large des modes.
À l'écart des snobismes.
Ce jeune créateur nous pose une question.
Unique.
Sur la qualité de notre regard sur ces parcelles d'existences au milieu desquelles nous essayons de vivre.
Avec le plus ordinaire des outils.
Un stylo à bille noir.
Avec le plus simple des supports.
Du papier à croquis.
Dans des gros carnets à spirales.
A tender heart.
A safe haven from the ambiant cynical hubbub.
He dropped his bags in Nimes, a sublime city, capital of the Gard region, in Protestant heartland.
And there, in a classy bistro, its style typical of southern France, seated at a table in the shade, facing the Roman amphitheater, he scratches on paper with his black ballpoint pen.
A few hours a day, every day.
He sketches the bistro regulars, passers-by on foot or in cars, all the daily events that come within reach of his Bic pen.
It's possible to imagine he moves around on occasion, over to clearspring park.
Some of his sketches seem to show that.
But maybe that's a wandering of our imagination.
More likely, he simply recreates from memory the haunts he frequents from time to time.
No difference in the graphics.
Always peaceful.
In spite of the incredible rush of lines.
Hashmarks.
For shading, reworking texture, leaves, tree bark, amphitheater limestone, bistro marble table-tops, asphalt road . . .
A sketch of the Nimes train station, an old man, it would appear, seated on a platform bench.
Hunched.
A beret screwed on his head.
Waiting.
For a train ?
For someone travelling ?
Dreaming ?
Is he happy, or sad ?
Working light and shade takes you on a trail, tracking the scent of a life without any name.
Of a little old man shuffling through his memories.
On the platform of a train station, in the middle of night.
The magical impulse of drawing.
That the artist's hand lets us rediscover, childhood enchantment.
Dozens, possibly hundreds of sketch-pads filled with drawings, like so many collections of our fleeting comings and goings.
Far from in-fashion trends.
Remote from snobbery.
This youthful creator questions us.
With just one question.
About the quality of the way we see those bits of existence in the midst of which we try to live our own existence.
With the most basic tools.
A black ballpoint pen.
With the simplest of materials.
Sketch-paper.
In thick spiral pads.
Jef Gaillot
Bienvenue sur mon site !
Je m’appelle Jean-François Gaillot. Né à Paris en 1965, j'ai grandi sous la lumière de la Provence à partir de 1975. C'est lors de mes études à l’école des Beaux-Arts de Nîmes, à l'âge de 17 ans, que j’ai commencé à donner vie à mes personnages, les mettant en scène dans des situations du quotidien ou sorties de mon imagination.
Ma routine de création : Chaque matin, je m'installe dans les cafés pour dessiner environ deux heures. Mon outil de prédilection ? Un carnet à spirale et un simple stylo Bic noir pour capturer la vie sur le vif.
La technique : De retour à l'atelier, j'encolle mes croquis sur carton. Certains sont travaillés à l'encre avec un lavis noir, puis rehaussés par des touches de peinture acrylique blanche.
Abonne-toi pour suivre mes carnets de dessins et découvrir mes processus de création en vidéo ! https://www.youtube.com/@Jefgaillot
Welcome to my website!
My name is Jean-François Gaillot. Born in Paris in 1965, I grew up under the light of Provence from 1975 onwards. It was during my studies at the École des Beaux-Arts in Nîmes, at the age of 17, that I began to give life to my characters, staging them in everyday or imaginary situations.
My creative routine: Every morning, I sit in cafés to sketch for about two hours. My tool of choice? A spiral notebook and a simple black Bic pen to capture life on the spot.
The technique: Back in the studio, I glue my sketches onto cardboard. Some are inked with a black wash, then enhanced with touches of white acrylic paint.
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